Je vous signale la parution, jeudi 22 janvier, de mon dernier livre :
Oui, la nature humaine est bonne !
Comment la violence éducative ordinaire
la pervertit depuis des millénaires.
Bien que j'en sois l'auteur et que je sois donc tenu à un peu de modestie, j'ai la faiblesse de penser que ce livre est important. Et j'ai la chance que les responsables de la maison d'édition qui l'a accepté et publié (Robert Laffont) le pensent aussi. Ils - et surtout elles - ont beaucoup fait pour que ce livre atteigne son public. Elles en ont envoyé plus de 300 exemplaires aux journalistes de la presse écrite, de la radio, de la télévision et d'internet, ce qui laisse espérer que ce livre ne passera pas inaperçu.
Son but est d'étudier un fait étrange. Comment se fait-il qu'aucun philosophe, théologien, sociologue, psychologue, historien ou psychanalyste n'ait jamais sérieusement tenu compte, dans tout ce qu'ils ont dit sur la nature humaine, du fait, pourtant indiscutable, que 80 à 90% des enfants ont été dressés par la violence (bastonnade, flagellation, etc.) depuis des millénaires ? Est-il pensable que ce dressage n'ait pas eu d'effets sur le corps, la santé, les comportements, la violence, mais aussi l'esprit, les idées, les cultures, les croyances, les religions de tous ceux qui l'ont subi ? En particulier, comment notre conception de la nature humaine, et donc de la nature des enfants, aurait-elle pu ne pas en être influencée ?
Depuis les premières civilisations dotées d'une écriture jusqu'à nos jours, on a attribué aux enfants (et donc à la nature humaine) la "folie" (proverbes bibliques), le "péché originel" (le christianisme), une "violence bestiale" (quantité de penseurs), des "pulsions" mortifères ou une "violence fondamentale" (la psychanalyse). Et cela sans tenir aucun compte de ce qu'on leur faisait subir dès leur petite enfance, ou en le justifiant.
Une fois qu'on a pris conscience du dressage violent subi par la majorité de l'humanité pendant toutes les années où le cerveau des enfants se forme, beaucoup de choses qui paraissaient incompréhensibles s'éclaircissent. Et la violence humaine notamment est beaucoup moins énigmatique. De même, une fois qu'on a compris que la Terre tournait autour du Soleil, on n'a plus eu besoin d'imaginer toutes sortes de théories bizarres pour expliquer le mouvement des planètes.
Cette découverte, ce n'est pas moi qui l'ai faite, c'est Alice Miller. Le but de mon livre est de briser le mur du silence qui, en France, a jusqu'à présent interdit à cette découverte d'être reconnue pour ce qu'elle est : une véritable révolution.
Ce livre n'est pas difficile à lire. Il expose le plus clairement possible la façon dont la violence éducative appliquée à presque tous les enfants a amené de tous temps les hommes à les considérer comme des êtres naturellement déraisonnables qu'il était indispensable de corriger violemment pour les civiliser. Avec, bien évidemment le résultat inverse : une humanité portée à la violence par la violence qu'elle a subie, portée à la soumission aux pires dictateurs ou gourous par l'habitude prise d'obéir, portée à la cruauté par la perte du sens de l'empathie. Tout cela est aujourd'hui largement confirmé par la connaissance du développement du cerveau et par la prise de conscience des remarquables capacités relationnelles innées des enfants : attachement, empathie, imitation.
En vous procurant ce livre, en envoyant ce message à vos amis et connaissances, vous aiderez à son lancement et vous participerez aux changements qu'il peut produire, je l'espère, dans les mentalités. Vous pouvez aussi, après l'avoir lu, dire ce que vous en pensez sur les sites des librairies en ligne ou sur votre blog si vous en avez un. Et si vous me faites part de vos réactions, j'en serai très heureux.
Amicalement.
Olivier Maurel
Ci-dessous les premières critiques et appréciations de lecteurs, le sommaire du livre et, en pièce jointe, sa couverture.
Jacques Trémintin, Le Lien social, n° 917, 19 février 2009
Billet d’humeur *Pour mettre fin à la violence éducative ordinaire*
On peut distinguer trois époques dans la prise de conscience de la maltraitance subie par les enfants. La première, qui a duré des millénaires, est à peine troublée par quelques voix largement inaudibles face à la domination du déni. La violence dans l’éducation y est considérée comme banale et légitime : la douleur provoquée par les coups agirait sur la raison, la volonté et la mémoire de l’enfant, l’incitant donc à éviter de reproduire le comportement qui a causé le châtiment. Cette conviction perdure, d’autant plus qu’elle est confortée par les religions, les philosophies et les traditions éducatives. La seconde époque trouve ses prémisses dans l’abolition, dans le code Justinien du VI^ème siècle, du droit de vie et de mort du père sur ses enfants ou dans le vote, en 1889, de la loi permettant la déchéance de la puissance paternelle. Mais, c’est vraiment dans la deuxième moitié du XX^ème siècle qu’elle s’amorce vraiment, avec la pénalisation des mauvais traitements sur mineurs. Ce mouvement reste toutefois incomplet, puisqu’il prétend ne viser que les actes qui « troublent gravement l’enfant », excluant par là même ceux qui le troublent, mais moins gravement ! Olivier Maurel est à l’initiative, avec d’autres auteurs comme Alice Miller, d’une réflexion qui inaugure la troisième époque : celle qui s’intéresse aux effets délétères de la violence éducative ordinaire que constitue « l’ensemble des moyens violents qui ont été et sont utilisés, tolérés et souvent recommandés pour faire obéir et pour éduquer les enfants ». Olivier Maurel nous propose ici une somme de réflexions médicales, philosophiques, historiques, intellectuelles, éthiques qui viennent bousculer bien des idées reçues et apporter des éléments de compréhension sur le fonctionnement humain. La thèse centrale de l’auteur consiste à réfuter le postulat d’un petit d’homme qui serait naturellement poussé à l’agressivité par ses pulsions ou sa nature animale. Le comportement humain consistant à humilier, torturer ou provoquer la douleur de son prochain ne se retrouve nulle part chez les autres espèces. Ces manifestations sont liées à un conditionnement et à une éducation qui le confrontent très tôt à la violence. L’attachement qui relie l’enfant à ses parents, pour peu qu’il soit fait de douceur, de tendresse et de sollicitude peut l’amener à reproduire la relation de bienveillance qu’il a reçue. Mais quand le sens de l’empathie a été détérioré très tôt et tout au long de l’enfance, les principes moraux peuvent tout autant devenir de véritables prothèses sur une fonction absente. Il ne faut donc pas se contenter de combattre la violence seulement quand elle est excessive, mais aussi quand elle est ordinaire, explique l’auteur, démontrant avec brio ses effets délétères tant au niveau individuel que collectif.
*Billet d'humeur:*
Véronique Callet, Saint-Etienne, lectrice, sur Amazon :
Enfin un livre d'une analyse sans ambiguité au sujet du grand soin à apporter aux enfants et des dégâts faits à cause de la violence et de l'ignorance. à diffuser le plus largement possible pour que peut être un jour le monde change.....
Nathalie Tarquis, psychologue, sur Amazon :
Excellent livre qui par une remise en cause très argumentée des dogmes religieux et psychanalytiques, s'appuyant sur des données cliniques et neurobiologiques, réhabilite cette conception tant décriée d'une nature humaine empathique.
L'homme et a fortiori l'enfant n'est pas violent naturellement, il le devient par la violence plus ou moins ordinaire qu'on exerce sur lui à titre éducatif dans le huis clos familial.
Dans un style jamais péremptoire, et avec une grande érudition, Olivier Maurel nous sort enfin du monde de l'opinion pour nous introduire dans celui du savoir.
Françoise Charrasse, professeur d’université, sur le site d’Amazon :
Un livre plein d'espoir qui incite à agir, 22 février 2009
Le livre d'Olivier Maurel est très bien documenté, très clair, facile à lire.
Il nous montre comment "la violence éducative ordinaire" retentit sur le développement de l'enfant. Les conséquences biologiques, comportementales, affectives et intellectuelles de ces pratiques ancestrales, rarement remises en question, sont clairement présentées et d'une totale pertinence scientifique. La violence n'est pas innée, l'homme peut trouver une autre voie en assurant à ses plus petits la sécurité, le respect, l'amour dont il a besoin pour développer toutes les qualités, notamment l'empathie, dont il est doté dès l'aube de sa vie. Merci, Monsieur Maurel, de nous faire partager votre érudition dans ce domaine essentiel pour l'avenir de l'humanité.
Lecaro (France), sur le site d’Amazon.
Vivement recommandé pour les parents et les professionnels, 24 février 2009
Cet ouvrage est sans aucun doute celui qui va permettre à la réflexion de gagner sur les pulsions dans l'éducation des enfants. Ce livre est très riche en exemples et décline toutes les situations où la dignité humaine si fragile pendant l'enfance peut être atteinte à travers les violences éducatives. Il fait un beau cadeau à notre société: il remet les valeurs au coeur du débat!Il fait aussi prendre conscience de la fragilité psychique de l'enfant qui construit son statut de sujet, son humanité et son civisme. Bien entendu, rien ne se décrête de ce qui relève du psychisme humain mais tout peut se travailler. Si cet ouvrage pouvait aussi amener les parents et les éducateurs à prendre l'initiative de partager leurs expériences et de travailler sur eux tout au long de leur difficile tâche d'accompagnement de l'enfant...